A/ Le chômage

Mesures et caractéristiques
vendredi 18 novembre 2005.
 

Il existe deux principales mesures du chômage en France : celle de Pôle emploi et celle de l’INSEE. Cette dernière mesure le chômage en utilisant une définition proche de celle du B.I.T (Bureau International du Travail) :
-  il faut être disponible d’ici 15jours
-  avoir toutes les capacités pour pouvoir travailler
-  être activement a la recherche d’un emploi
-  ne pas avoir travaillé depuis une semaine

Pôle Emploi avec la DEFM (Demande d’Emploi en Fin de Mois) distingue huit catégories de demandeurs d’emplois. Certaines catégories prennent des demandeurs d’emplois non disponibles dans les quinze jours, ou des personnes ayant un emploi mais désirant travailler plus :

Si l’on s’en tient aux chômeurs de catégorie A, Pôle emploi a des critères beaucoup plus stricts que l’INSEE, donc le chomage selon Pôle Emploi est moins élevé. Par contre, si on additionne les huit catégories de demandeurs d’emploi, alors le chômage au sens de Pôle Emploi est plus élevé. Lien à consulter pour approfondir

Depuis décembre 2007, l’INSEE ne publie plus de chiffres mensuels du chômage, mais seulement un chiffre trimestriel, basé sur "l’enquête emploi", et non plus sur les chiffres de Pôle Emploi, trop sensibles aux variations des politiques d’enregistrement de l’emploi. La nouvelle comptabilité du chômage inclut les DOM-TOM. Cette révision de méthode a conduit à une baisse du taux de chômage.

Au second trimestre 2010, le taux de chômage s’établissait à 9,3% de la population active, ce qui représente plus de 2,6 millions de chômeurs. La crise financière a conduit à une forte augmentation du chômage : + 2,4% en octobre 2008 par exemple, soit près de 50000 chômeurs de plus.

Depuis les années soixante le taux de chômage a très fortement augmenté. Cependant, cette évolution n’est pas régulière :

taux de chômage long termes - 4.4 ko

Voisin de 2% au début des années 70, le chômage a augmenté depuis 1974 pour atteindre un maximum de 12% en 1994. Depuis 94 la tendance est à la baisse. Les périodes de forte baisse du chômage ( 86-90 et 97-01 ) correspondent à des périodes de forte croissance économique mondiale, suggérant que le niveau de chômage dépend de la conjoncture.

Cependant le chômage n’est que la partie visible de l’iceberg. Il y a également le sous- emploi

-  temps partiel subi
-  emplois qui ne correspondent pas à la qualification

Le sous-emploi au sens strict concernait en 2005 1,3 millions de personnes dont les 3/4 sont des femmes.

D’autre part on assiste au développement des emplois précaires
-  interim
-  CDD (Contrat a Durée Déterminée)
-  stages

En réalité, le nombre de francais en situation de recherche d’emploi est supérieur a 5 millions de personnes soit prés de 20% de la population active. Le sous emploi au sens large ( incluant les chômeurs ) représente 7 millions de francais.

Le chômage menace l’ensemble des salariés, mais il ne les frappe pas tous de la même facon.

Qui sont les chômeurs ?

Les plus touchés :
-  Les jeunes (voir analyse approfondie), dont le taux de chômage en 2010 est de 23%, soit plus de deux fois supérieur à celui de l’ensemble de la population. Cet écart est supérieur à celui que l’on observe dans d’autres pays Européens, et ne ne s’explique pas seulement par les délais d’accession à un premier emploi.
-  les personnes sans diplôme qui ont un taux de chômage 2 fois plus important que les personnes avec un diplôme supérieur.
-  les femmes (9,7% contre 9,1% pour les hommes au second trimestre 2010) qui subissent une discrimination à l’embauche et qui plus est, sont moins qualifiées.
-  les employés non qualifiés avec un taux de chômage de 28.4% en 2005 et les ouvriers (10% en 2008).
-  les étrangers et les francais issus de l’immigration avec en 2002, un taux de chômage de 18.4% pour les étrangers. Lien pour approfondir
-  les personnes agées de plus de 50 ans ont un taux de chômage inférieur à la moyenne, mais quand il sont au chômage, ce chômage est souvent un chômage de longue durée.

Les évolutions du chômage

Le chômage a beaucoup augmenté depuis les années 60, passant de moins de 3% de la population active à 9%.

Mais le chômage n’a pas augmenté continuement. Dans les périodes d’embellie économique, il diminue, comme à la fin des années 80 et la fin des années 90. cf. graphique intéractif.


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